Rencontrer
les émotions
Pour
méditer, il faut tout d'abord s'asseoir et faire
le ménage, nettoyer toutes les idées préconçues
que l'on a à propos de la méditation. On
s'assoit et on se détend, on lâche prise,
on est là simplement.
Que
veut dire "se détendre" ?
A
la fin d'une journée, lorsqu'on a fait ce que l'on
avait à faire, que le travail est terminé,
on rentre chez soi. On s'asseoit sur le divan et on se
dit "ouf !" Il n'y a plus de recherche, plus d'inquiétude,
on est juste là. Un tel état d'ouverture
et de simplicité est une condition préalable
à la méditation.
Tant qu'on n'a pas atteint ce lâcher prise, on n'a
pas accès à ce qu'est l'esprit. Lorsque
l'esprit est agité et confus, on dépend
des pensées et des émotions telles que la
jalousie, l'orgueil, etc.
C'est
pour cela qu'il s'agit dans un premier temps, de s'arrêter,
de se détendre et de regarder. On voit alors
que, jusqu'à présent, on a surtout eu tendance
à repérer les défauts à l'extérieur
de soi-même. Incapable de reconnaître le jeu
de nos émotions, on voit les défauts chez
l'autre et on le juge. Alors même que l'esprit fonctionne
à partir de ces défauts, de ces émotions,
on est incapable de les voir et de plus on les projette
sur les autres. Toute notre attitude est fondée
là-dessus et jamais on ne pourra trouver l'espace
suffisant pour se détendre. C'est pour cela que
la méditation consiste tout d'abord à inverser
le regard pour le tourner vers l'intérieur ; ne
rien faire et prendre conscience des émotions et
de leurs mouvements.
Au
début, on n'a pas conscience de la
densité des émotions.
C'est pour cette raison que le regard détendu
et sans jugement sur ses propres défauts
est nécessaire.
Il ne s'agit pas de se dire que ce n'est pas bien ou que
c'est mauvais.
Au contraire, il s'agit d'avoir un regard lucide et simple,
d'accepter ce qui s'élève. Et on verra que
l'ensemble de notre relation au monde est défini
par ce réseau de pensées et d'émotions
que l'on cristallise et auxquelles on s'identifie. En
prendre conscience est la première étape.
Dans un premier temps, on peut être découragé
par le nombre et l'intensité des émotions.
En fait, c'est l'ego qui est découragé,
c'est donc assez sain.
C'est une première remise en question.
Une
fois que l'on a vu cela, on se demande que faire
On
prend conscience qu'il est nécessaire de changer,
mais on ne possède pas encore les outils pour se
transformer.
Le Bouddha a donné de nombreuses méthodes
pour y parvenir.
Pour chaque émotion, il a donné un antidote.
les outils pour se transformer...