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La
quète du sens
Lama
Puntso
Le
territoire de l’ego
Nous sommes
sérieusement préoccupés par nous-mêmes. Nous sommes centrés sur
nous-mêmes. Le matin, au réveil, tout à coup on se rappelle qu'on
existe, que l’on est soi-même. Quand on regarde dans le miroir,
même si ce n'est pas toujours très clair, « c'est moi qui me
regarde dans ce miroir ».
Toute mon
expérience, tout ce que je dis, tout ce que je fais, tout ce que
je pense et conçois, est centré sur moi. Je suis le centre de
mon expérience.
A partir de
ce moi, j’entre en relation avec le monde qui m'entoure. Je vais
donc devoir confirmer l’existence de ce moi.
Pour confirmer mon territoire, je vais rassembler les objets,
les relations, les connaissances, les pratiques spirituelles,
tout ce qui peut me conforter dans ce que je suis. C’est l’attachement.
A partir de là, je vais protéger le territoire : tout ce qui me
remet trop en question, tout ce qui me met en danger, je vais
le rejeter. C’est la colère, l’aversion.
Ensuite, je me rends compte qu'il y a d'autres territoires et
que je suis en confrontation, en compétition, c’est la jalousie
qui prend alors le relais. Finalement, pour être certain de conforter
ce que je suis, l'orgueil va solidifier l’idée que j’ai
de moi.
Je suis complètement pris dans une relation émotionnelle au monde
: attachement, aversion, orgueil, jalousie, et beaucoup de confusion.
Cette situation et ce fonctionnement sont marqués par l'insatisfaction.
Quand peut-on dire : « ça y est ! ça y est complètement ! il n’y
a rien en trop, il n’y a rien qui manque. » ?
Quand expérimentons nous ces moments de plénitude ?
Quand bien même y serions-nous plongés, immédiatement, il y a
une volonté d’avoir plus, comme si nous voulions être plus pleins
encore. Alors, nous nous mettons à chercher, ou bien, à l'inverse,
la peur de perdre cette plénitude nous prend et nous replongeons
dans les émotions centrées sur le « je ».
Nous nous identifions à ce que le Bouddha a appelé les agrégats
: le corps, les sensations, les perceptions, les pensées, avec
une conscience de tout cela. Nous nous identifions aux agrégats
et nous sommes dans le « manque ou dans le trop » toujours dans
l'insatisfaction. Nous sommes des êtres d'insatisfaction et de
souffrance.
Le
potentiel d’éveil : base et fruit...
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