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Gyalwa Karmapa |
Tradition
et Actualité
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La lignée
des Shamarpa
Court récit
de la lignée des Shamarpa
Ce bref récit
des réincarnations successives des Shamarpa est extrait de "La Guirlande
du cristal d'eau de lune" écrit par Situpa, Chökyi Jungne et Belo
Tsewang Künkhyab.
La
tradition d'une lignée de réincarnations successives naquit dans
le Tibet du XIIe siècle avec le premier Karmapa, Düsum Khyenpa.
La lignée des réincarnations des Shamarpa date du même siècle et
cette lignée est la deuxième suite de réincarnations successives
dans l'histoire de cette tradition. La lignée de réincarnation des
Shamarpa a commencée à l'époque de Rangjung Dorje, le troisième
Kamarpa qui a présenté son disciple principal, Khaydrup Tragpa Senge,
avec la coiffe rouge rubis qui lui conférait le statut de Shamarpa,
qui signifie "le détenteur de la coiffe rouge". Cette coiffe rouge
est une réplique de la coiffe noire portée par les Karmapa, et elle
représente la relation étroite qui existe entre ces deux lignées
de réincarnation, puisque les Kamarpa et les Shamarpa sont des émanations
du même courant spirituel et sont en conséquence considérés comme
inséparables. Le second Karmapa, Karma Pakshi, a dit: "Les futurs
Karmapa se manifesteront sous deux formes".
Cette affirmation a été clarifiée plus tard par le quatrième Karmapa,
Rolpe'i Dorje, quand il désigna la réincarnation du Shamarpa comme
seconde manifestation de lui-même. Les Shamarpa sont aussi connus
comme une émanation d'Amitabha, le Bouddha de la Lumière Infinie.
Les registres historiques tibétains désignent le Kamarpa comme "Karma
Shanagpa", ce qui veut dire "Karmapa, détenteur de la coiffe noire"
et les Shamarpa comme "Karma Shamarpa", ce qui signifie "Karmapa,
détenteur de la coiffe rouge".
Ces titres se
retrouvent dans les registres historiques écrits par plusieurs maîtres
tibétains reconnus, tel que Golo Shonnu Pal (1392-1481), Pawo Tsuglag
Trengwa (1504-1566), le cinquième Dalaï Lama Ngawang Lozang Gyamtso
(1617-1682) et le huitième Sitoupa Chökyi Jungnay (1700-1774). Il
est important de comprendre que les coiffes sont simplement des
symboles de l'activité visant à accomplir le bienfait des êtres;
les coiffes ne marquent pas des lignées séparées, tous deux, "le
Lama à la coiffe noire" et "le Lama à la coiffe rouge", appartiennent
à la lignée kagyü.
Le
1er Kunzig Shamarpa, Khaydrup Tragpa Senge, (1284-1349)
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